vendredi 4 janvier 2013

Le saviez-vous ?


Parfois, en se baladant sur le net en suivant le hasard-qui-fait-bien-les-choses, on trouve des trucs inutiles, et donc forcément indispensables. Aujourd'hui, quelques anecdotes en vrac :

Armures et compagnie

Lorsque Masami Kurumada crée Seiya, le personnage principal de son manga Saint Seiya en 1986, il ressemble à ça :



Lorsqu'une adaptation du manga en dessin animé -qui connaîtra la gloire par chez nous sous le titre Les Chevaliers du Zodiaque, nous ignorions alors tout de la version papier- est mise en chantier, Shingo Araki, vétéran de l'animation japonaise -ayant oeuvré, entre autres, aux côtés d'Osamu Tezuka- est chargé du redesign des personnages. Il a, fort logiquement, pour premier réflexe de reprendre les armures et personnages tels quels, ainsi qu'on a pu le découvrir sur quelques artworks préparatoires :



C'est exactement pareil, juste en plus joli, parce que Shingo Araki, c'est pas n'importe-qui, c'est quand même le gars qui a fait l'anime Goldorak, faut pas déconner. D'ailleurs, même sur des jpg minuscules, ça se voit.
Seulement voilà, il a oublié un détail important, Shingo, c'est qu'il faudrait tout de même que Bandai puisse vendre des figurines qui exploitent l'épatant pouvoir de transformation des armures des personnages -qui n'a aucune utilité pratique dans l'histoire mais qui pète la classe façon métamorphose de sentai et qui serait de fait de fort bon goût sur les étagères des bambins. Or, avec la méthode "deux pièces d'armure sur survêtement mité" du manga originel, et malgré les schémas aux proportions fantaisistes bricolés par Kurumada, ça va pas le faire du tout. Araki retourne donc à sa planche à dessin pour imaginer quelque chose qui puisse éventuellement servir de base à un jouet. Un design à la fois réalisable, exploitable et fidèle à son modèle.



Et là, les gens de chez Bandai sont déjà plus contents. Le jouet prend forme.



Et voilà, chers lecteurs, comment les Chevaliers de Kuru' se sont réincarnés sous la plume de Shingo Araki pour obtenir leur apparence la plus populaire.



Notez un détail rigolo, également. Avant de parvenir au résultat final bien connu, les designers de la Toei (chargé de la production de l'anime) ont fait des essais avec d'autres couleurs, dont certaines fort peu heureuses mais néanmoins très évocatrices.



Reflechissons : un super-héros dont le gimmick principal est son armure, vêtu de rouge et de jaune...

...qui cela peut-il être ?




Dis moi ton nom et je te dirais qui tu es

Sifo-Dyas est un de ces innombrables personnages développés dans l'"Univers étendu" de Star Wars. Au Brésil, où le nom "Sifo-Dyas" ressemble un peu trop à la phrase "Se Fodias" ("On va niquer"), le personnage a été rebaptisé "Zaifo-Vias".
Pendant ce temps, en France, le comte Doux-Cul n'a droit qu'à une vague (et assez illogique par rapport à l'orthographe de son nom) modulation de prononciation pour qu'on ne le chambre pas perpétuellement sur le fait qu'il n'ait jamais d'hémorrhoïdes.

Dans le même genre, en VO, le personnage interprété par Bill Cosby dans Le Cosby Show ne s'appelle pas "Clifford" Huxtable, mais "Heathcliff" Huxtable.
Oui, Heathcliff, comme le chat orange des comic strips. Non, pas Garfield, l'autre. C'est ça, celui qui s'appellait "Isidore" en VF dans Les Entrechats.




Pas si mignon

Si on vous dit "Mogwaï", il y a de fortes chances pour que vous pensiez à l'adorable boule de fourrure du film Gremlins de Joe Dante. Et vous connaissez certainement les trois règles : ne pas l'exposer à la lumière (ça peut le tuer), ne pas le nourrir après minuit (ça le transforme en vilain gremlin du folklore américain) et ne pas le mouiller parce que c'est ainsi qu'il se reproduit (asexuellement).

Mais d'où vient ce mot à consonance vaguement japonisante ? Eh bien du chinois, ma bonne dame. Les Mogwaïs sont à l'origine des démons dont on dit que la période de reproduction (sexuée, elle) commence à la saison des pluies.
Les pluies... l'eau... 'voyez l'astuce ? Contre toute attente, il semblerait que les scénaristes se soient un peu renseignés avant de dire des bêtises.

Et alors pour ceux qui protesteraient parce que les Mogwai ils sont gentils avant de devenir des Gremlins, la preuve regardez-moi comme il est mignon le petit Gizmo, donc c'est gonflé de leur donner un nom de démon, sachez que dans le scénario original du film, écrit par Chris Columbus, le chef des Gremlins, "Stripe" (celui qui a la coupe d'iroquois), n'apparaissait jamais sous forme de Mogwaï tout mignon avec sa petite fourrure... Pourquoi ? Parce que Gizmo était Stripe. Dans un joli twist qui aurait rendu le film un poil plus subversif encore, Gizmo se changeait en Gremlin comme tous les autres et devenait le méchant. Pour la petite histoire, c'est Spielberg lui-même qui a insisté pour que Gizmo reste un gentil Mogwaï pendant tout le film et que Stripe soit un personnage distinct.



Légendes Animées

Trois ans avant que Mickey Mouse ne vienne au monde, en 1925, un fabricant de jouets, Performo, avait commercialisé un jouet représentant une souris noire et blanche appelée Micky (sans le "E"). Performo n'a jamais porté réclamation mais, manifestement, aurait pu. Notez que c'est vraiment pas de bol et que cette étrange similitude n'aurait pas lieu d'être dans un monde où Walt n'avait écouté que lui, parce qu'au début Mickey devait s'appeler Mortimer. La légende dit que Madame Disney trouvait ça pas commercial et elle aurait donc proposé Mickey.
Après, la légende, on lui fait dire plein d'trucs. Par exemple, la légende dit aussi que Disney a dessiné le premier Mickey en étant inspiré par une souris qui vivait dans son studio. Ou qu'il n'a jamais rien inventé d'autre que sa moustache, et que c'est Ub Iwerks qui a fait tout le boulot.
Y doit aussi y avoir une légende avec Godzilla, mais je confond surement avec Elliot le Dragon.

Pour répondre à mes propres élucubrations, la moustache de Walt était en fait très à la mode à l'époque, ce qui infirme quelque peu son originalité foncière, et Ub Iwerks est mort fauché, oublié et amer.



Last but not Least

Loïs Lane est robophile



Merci, à demain.

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